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Il y a surproduction d'huitres

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Il y a surproduction d'huitres

Message  Admin le 29.03.15 11:04

Hi.

ça fait deux ans au moins que les ostréiculteurs rajoutent sans cesse des tables partout et les huitres sont devenues hors de prix, voilà le résultat :

Huîtres. Étonnante surproduction

Après avoir craint pour le devenir de l'huître creuse, les ostréiculteurs se retrouvent, depuis l'automne, en situation de surproduction. Les prix commencent à s'effondrer. Comment réguler à l'avenir les volumes de production ? Les débats sont animés. En attendant, une campagne de promotion des « huîtres de Pâques » est prévue, afin d'écouler les stocks. Bon appétit ! Les parcs et bassins sont encore pleins. La filière se serait-elle laissée surprendre ? Début mars, le Comité (informel) de survie de l’ostréiculture a tiré la sonnette d’alarme : « L’heure est grave. Des centaines de tonnes d’huîtres creuses sont invendues. Personne n’en veut ! ». Ostréiculteur traditionnel de la rivière d’Étel, Jean-Noël Yvon estime les stocks à « près de 30.000 tonnes d’huîtres creuses sur un total annuel de plus de 100.000 tonnes ». « La situation est connue depuis la fin de l’été et s’est trouvée confirmée à Noël », rappelle Renan Henry (Saint-Philibert), porte-parole du comité de survie. Le consommateur a rogné sur ses dépenses à Noël. Alors que les ostréiculteurs écoulent habituellement 60 à 80 % de leur production pendant les fêtes de fin d’année. « Pourtant, aucune campagne de promotion n’a été lancée, depuis, par les comités régionaux de la conchyliculture pour relancer la consommation. » La nouvelle est en tout cas surprenante pour le consommateur à qui l’on assène, depuis quelques années, que les prix élevés (jusqu’à 9 € le kg de nº3) se justifient par la raréfaction des creuses.

Une production tous azimuts mal maîtrisée Depuis l’apparition d’un virus (non transmissible à l’homme) qui a décimé les juvéniles d’huîtres creuses en 2008, les professionnels ont cherché des solutions alternatives. Mais en ordre dispersé. Certains se sont mis en quête de sites non contaminés en France, mais aussi en Irlande, à Jersey et au Portugal (+ 30.000 tonnes en 2014). Quelques-uns sont même allés chercher du naissain naturel résistant au Japon… juste avant la catastrophe de Fukushima. Les tenants de l’huître naturelle ont multiplié les collecteurs de naissain sur le littoral… sept fois plus nombreux aujourd’hui. De nouvelles écloseries ont ouvert leurs portes tandis que les plus anciennes agrandissaient leurs installations. Indirectement encouragées les unes et les autres par les aides aux ostréiculteurs : les « calamités agricoles » compensaient la mortalité du naissain même en écloserie. Et indirectement encore par Ifremer qui mettait en avant la sécurité sanitaire du naissain d’écloserie. Aujourd’hui, le taux de surmortalité des jeunes huîtres, voire même des huîtres adultes (phénomène plus récent), reste très élevé. Et pourtant, il y a encore trop d’huîtres sur le marché.

La solution passera-t-elle par l’«huître de Pâques» ? Pour ne rien arranger, la chaleur inhabituelle de l’automne a accélé- ré la pousse de six mois. Et les huîtres triploïdes, initialement conçues par Ifremer pour les mois sans R - parce que stériles et donc non laiteuses -, sont désormais commercialisées toute l’année. Pour éviter que les cours ne s’effondrent à l’automne, que les huîtres continuent à grossir alors qu’elles se vendent moins bien dès qu’elles ont atteint le nº2 et le nº1, le comité national conchylicole a décidé de lancer l’« huître de Pâques ». Pas de grande campagne publicitaire mais des documents, recettes et vidéos qui accompagneront les ventes, notamment en grandes surfaces. Dans certaines grandes enseignes est prévue une opération « une douzaine achetée, une douzaine offerte » (nº2) ! Suffisant ? De nombreux professionnels sont sceptiques.

Les (fausses ?) bonnes solutions à la crise Il faut limiter, voire stopper la production de triploïdes ? Cette huître divise la profession depuis sa création dans les années quatre-vingt-dix. Les tenants de l'huître naturelle sont farouchement contre et la soupçonnent à la fois d'avoir favorisé la propagation du virus et de contribuer à l'appauvrissement génétique de l'espèce. Ils brandissent une étude qui démontre qu'une partie des triploïdes n'est pas stérile. Les défenseurs de cette huître (50 % de la production nationale) rappellent qu'elle leur a permis, d'une part, de traverser la crise et, d'autre part, qu'elle grossit plus vite que la naturelle... « Pourquoi ne pas la commercialiser seulement pendant l'été ? », avance le comité de survie. Le débat n'est pas tranché. Et il est, en ce moment, relancé par un projet d'étiquetage des huîtres.

Baisser les prix le temps de réduire la production ? Depuis un an, le consommateur a limité ses achats. Pas étonnant, les prix sont restés élevés : autour de 9 € la douzaine au détail à Noël contre 6,5 € en décembre 2008 (source Insee). Beaucoup de producteurs préféreraient que la production baisse et revienne autour de 80.000 tonnes par an avec une stabilité des prix à son niveau de 2013.

Faire le ménage dans la profession ? Les ostréiculteurs sont inquiets. Avant, chacun, écloserie, producteur, expéditeur, avait son rôle dans la filière. « Aujourd'hui, il y a des écloseries qui commencent à faire de l'huître commercialisable. Elles ont intégré des exploitations ostréicoles comme les usines le font avec les paysans dans l'agroalimentaire ! On a vu ce que ça donnait chez eux ! », s'étrangle un membre du comité de survie. De même, estiment les contestataires, « mieux vaudrait que chacun ne se mette pas à capter du naissain ».

Boycotter les grosses écloseries ? Les plus contestataires suggèrent de boycotter les grosses écloseries qui deviennent leurs concurrents directs et de ne plus faire appel qu'aux petits établissements comme Nostréa en Bretagne. La production des ostréiculteurs est censée être encadrée. Des « schémas de structures » attribuent les volumes à produire pour chaque secteur géographique en fonction de données locales. Sont-ils vraiment respectés ? Si le comité régional affirme que c'est le cas, au comité de survie, on s'interroge.

Séduire les grandes enseignes. En grandes surfaces, les huîtres sont surtout commercialisées pendant les fêtes. Le produit n'est pas facile à conserver et les prix élevés limitant les marges de la GMS. Aux ostréiculteurs de proposer des formules qui inciteraient et le supermarché à vendre et le consommateur à acheter.

Chacun accuse l'autre : Ifremer, les virus, les écloseries, les grandes surfaces, les ostréiculteurs voisins, ceux des autres régions comme Marennes qui fait toujours sa propre promotion, les organisations professionnelles... Si les ostréiculteurs ne parviennent pas à s'entendre, on s'oriente vers une crise à l'automne. À moins que la surmortalité des jeunes huîtres n'augmente encore. Tous les ostréiculteurs ne s'en sortiront pas. Une chute des prix mettrait en difficulté la trésorerie de nombreux établissements. Le paysage pourrait en être bouleversé. Comme en agriculture, on pourrait bien s'orienter vers un regroupement des professionnels affectés à une production de masse destinée aux grandes surfaces. Tandis qu'en parallèle se maintiendrait une filière défendant le métier traditionnel et les huîtres naturelles, à l'instar de l'agriculture bio.

Diploïdes, triploïdes... Dans les années 2000, la creuse triploïde conçue par Ifremer a fait massivement son apparition chez les ostréiculteurs. Il ne s'agit pas véritablement d'une huître génétiquement modifiée. Issue d'un croisement entre une creuse diploïde femelle et un mâle trétraploïde, elle compte un nombre élevé de chromosomes qui la rendent officiellement stérile. Comme elle ne fabrique pas de laitance pour sa reproduction, elle est savoureuse toute l'année et elle grossit plus vite que l'huître naturelle. Au quotidien, les consommateurs mangent, sans le savoir, des oranges triploïdes (sans pépin), des bananes triploïdes...

Chan.

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Re: Il y a surproduction d'huitres

Message  André17 le 29.03.15 15:54

Hi,

et tout çà pourquoi ...
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Re: Il y a surproduction d'huitres

Message  Admin le 30.03.15 10:43

Hi André.

Pour gagner plus d'argent.

Les ostréiculteurs semblent ne pas savoir que les générations de jeunes ne sont pas consommateurs d'huitres, ils ont donc du soucis à se faire.

Chan.

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Re: Il y a surproduction d'huitres

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